Des agressions sexuelles dénoncées dans le monde du taekwondo

L’ancien entraîneur de l’équipe olympique de taekwondo, Jean Lopez a fait l’objet de nombreuses plaintes par les athlètes féminines, de même que contre son frère. Celles-ci affirment qu’elles auraient été victimes de harcèlement de la part du coach et que cela a duré deux décennies.

Des victimes de viol portent plaintes

Les témoignages des victimes soulignent que le coach agissait en complicité avec son frère et qu’ils profitaient tous deux de leur statut pour abuser des jeunes filles sexuellement. C’est ce que rapportent quatre sportives qui ont porté plainte le vendredi 4 Mai contre le Comité Olympique américain et la Fédération américaine de taekwondo. Elles accusent la fédération et le comité d’avoir toujours étouffé l’attitude de harcèlement des deux entraîneurs, Jean Lopez et son frère Steven Lopez, sacré champion olympique en 2000 et 2004. La double championne du monde Mandy Meelon a affirmé avoir été violée par Jean Lopez en Égypte durant la coupe du monde de l’époque. Elle ajoute qu’elle n’avait que 15 ans au moment des faits.

La Fédération américaine de taekwondo ainsi que le Comité olympique américain de taekwondo ont, selon les témoignages des victimes, confié aux deux accusés des postes d’entraîneur de même que d’autres prérogatives à titre de couverture. Tous deux pouvaient alors continuer comme bon leur semblait leurs agissements déplacés sur un terrain qui regorgeait davantage de victimes potentielles. Heidi Gilbert, ancienne victime violée à la fin des compétitions en Équateur en 2002 puis en Allemagne en 2003, affirme que le passeport d’entrée dans l’équipe pour les jeunes recrues était de répondre sexuellement aux envies de leurs nouveaux entraîneurs. À ces deux plaintes s’ajoutent celles de Amber Means et de Gaby Joslin, qui non plus n’ont pas été épargnées de ce supplice qui aura duré vingt ans. Face à l’ampleur de l’affaire, l’ancien patron de l’Usoc, Scott Blackmun, a démissionné.